Quand l'utiliser ?
Très rarement. Seulement si : tu es absolument convaincu que le titre va baisser ou stagner sur la période, ton compte est très bien capitalisé pour absorber un short squeeze, ET ton courtier t'a autorisé en niveau 4. Pour la majorité des traders, préfère un bear put spread (perte limitée).
Quand l'éviter ?
Toujours, pour 99 % des particuliers. Un short squeeze peut multiplier la perte par 10× en quelques jours (cf. GME janvier 2021 où des shorts ont perdu des milliards). Si tu veux jouer baissier, achète un long put ou monte un bear put spread.
Comment ça marche
Tu VENDS 1 contrat call = obligation de vendre 100 actions au strike si exercé. Tu encaisses la prime × 100. MAIS tu n'as pas les actions.
À l'expiration :
• Titre SOUS le strike : call expire OTM, tu gardes la prime. Profit max.
• Titre AU-DESSUS du strike : tu DOIS livrer 100 actions au strike. Comme tu ne les as pas, tu dois les acheter au marché courant. Perte = (cours − strike − prime) × 100, sans limite supérieure.
Si le titre est à 500 $ et ton strike à 105 : tu dois acheter à 500 et vendre à 105. Perte = (500 − 105 − prime) × 100 = près de 40 000 $.
Pourquoi le risque est illimité (et pourquoi ça compte vraiment)
Un titre peut théoriquement monter à l'infini. Donc ta perte est aussi théoriquement infinie.
Cas réels d'horreur :
• GameStop (GME) janvier 2021 : de 20 $ à 483 $ en 3 semaines. Short sellers ont perdu ~6 milliards $. Plusieurs hedge funds (Melvin Capital, Citron Research) ont fermé.
• Volkswagen 2008 : de 200 € à 1 005 € en 2 jours. Devint brièvement la plus grande capitalisation mondiale à cause du short squeeze.
• AMC 2021 : de 5 $ à 72 $ en quelques mois.
Si tu avais vendu 10 contrats nus de GME strike 25 pour 100 $ chacun (prime totale 1 000 $) et que GME montait à 400 $, ta perte = (400 − 25 − 1) × 1 000 = 374 000 $. Pour un crédit initial de 1 000 $.
La leçon : ne fais JAMAIS de short call nu sur un titre avec short interest élevé ou squeeze potential.
Alternatives saines
Si ta thèse est baissière, voici des alternatives à perte LIMITÉE :
1. **Long Put** : tu paies une prime, perte max = prime payée. Voir page Long Put.
2. **Bear Put Spread** : tu achètes un put proche du cours + tu vends un put plus loin OTM. Réduit le coût mais plafonne aussi le gain. Perte max = différence des primes × 100.
3. **Bear Call Spread** : tu vends un call ATM et tu achètes un call plus loin OTM. Génère un crédit, perte max = (strike haut − strike bas − crédit) × 100. C'est la version SAINE du short call.
4. **Covered Call** : si tu détiens déjà les 100 actions, le call est couvert. Perte si le titre monte = manque à gagner, pas perte sèche.
En 5 minutes, tu peux construire un bear call spread avec risk limité à 300 $ au lieu d'un naked call avec risk de 30 000 $.
Niveau d'autorisation requis
Niveau 4 chez la plupart des courtiers (le plus élevé). Exige :
• Compte de marge avec capital significatif (souvent 25 000 $+ obligatoire pour le pattern day trader, mais ici typique 50 000+).
• Expérience documentée en options.
• Compréhension explicite du risque illimité.
Wealthsimple ne permet pas le short call nu. Questrade et IBKR demandent une approbation manuelle.
Polaris Trader (Q3 2026) **n'activera pas par défaut** le short call naked — il faudra une signature additionnelle reconnaissant le risque illimité.
⚠ Avertissement AMF
Les options sont des produits dérivés à risque élevé. Les pertes peuvent excéder le capital initialement engagé (notamment pour les positions short non-couvertes). Polaris fournit du contenu éducatif uniquement — ce n'est pas un conseil en placement. Consultez un conseiller enregistré (AMF) avant toute décision et assurez-vous d'avoir l'autorisation de niveau approprié auprès de votre courtier.